Une bisexuelle parisienne dans les années 1920-1940

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Ce n’est qu’une brève, mais ce n’est pas si souvent qu’on voit passer des travaux universitaires sur la bisexualité en France (et en français), alors je relaie ici une annonce de parution dénichée par le blog de l’association bi lyonnaise France Bisexualité Info : un article d’Anne-Claire Rebreyend paru dans le n°119 de la revue savante Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique et intitulé « Des amours bisexuelles dans le Paris des années 1920 aux années 1940 : le parcours de Charlotte ». Le numéro dans son ensemble a pour thème « Homosexualités européennes (XIXe-XXe siècles) » et paraîtra avant la fin janvier 2013. Voici l’aperçu de l’article fourni sur le site de la revue sur Revues.org, l’un des principaux portails français de revues universitaires :

Plan

La question de l’identité sexuelle
Désirs et plaisirs bisexuels

Aperçu du texte

« Paris est une fête » proclame Hemingway, fasciné par la liberté des mœurs parisiennes dans l’entre-deux-guerres. Il est vrai que la vie festive, la tolérance et surtout l’anonymat de la capitale française, permettent à des femmes de vivre plus librement leurs amours homosexuelles ou bisexuelles que dans les petites villes ou les villages de province. La visibilité lesbienne est réelle dans le Paris des années 1920, où la mode de la garçonne séduit nombre de femmes, et parmi elles des homosexuelles ou des bisexuelles qui en font un signe de reconnaissance. Dans les années 1940, le climat se durcit, imposant plus de discrétion à ces femmes dont le comportement ne correspond pas aux normes de la conjugalité et de la maternité. Si l’on connaît bien la vie et les amours de lesbiennes et/ou bisexuelles célèbres à Paris comme Natalie Clifford Barney, Sylvia Beach, Gertrude Stein, Alice B. Toklas ou Colette, il est plus difficile de retracer les désirs et les plaisirs de femmes anonymes. …

L’article n’est pas intégralement disponible en ligne : il le sera en… avril 2015, Cahiers d’histoire faisant partie des revues qui ont choisi de mettre en ligne librement leur contenu mais avec un décalage d’un ou deux ans. Toutefois, le sommaire complet du numéro se trouve là et que la plupart des articles qui ne relèvent pas de ce dossier thématique sont déjà en ligne. Notez tout de même que le mot de la rédaction introduisant le numéro (et le dossier) est déjà consultable.

Mais pour l’article sur le parcours bi de Charlotte, rendez-vous dans quelques années… sauf si vous avez la chance de pouvoir accéder à une bibliothèque universitaire qui reçoit cette revue, auquel cas c’est le moment où jamais d’aller y faire une petite expédition !

Si vous n’en avez pas la possibilité, vous pouvez toujours aller fouiner dans les anciens numéros de la revue, qui, sont intégralement disponibles en ligne à partir de 2001, par exemple justement le n°84 de 2001, « Sexualité et dominations ». Ou bien vous tourner vers d’autres revues intéressantes sur le portail : la plus « en plein » dans les thèmes LGBT est la revue de sociologie Genre, sexualité et société mais il y a aussi la revue d’histoire Clio. Histoire, femmes et sociétés.

Voilà, c’était l’occasion de signaler les trésors de culture que les universitaires mettent en ligne en permanence sur le Web, mais qui n’ont pas toujours la médiatisation qu’ils méritent. Si vous êtes étudiant-e, jetez-vous dessus, et sinon… pareil !

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