Frida Kahlo, une artiste singulière

Je voudrais vous parler un peu d’une artiste très connue, mais que tout le monde ne connaît peut-être pas par ici : Frida Kahlo, une peintre mexicaine dont la vie et l’œuvre sont aussi déroutantes (et, à mes yeux, passionnantes) l’une que l’autre. Si je vous en parle ici, c’est parce que Frida Kahlo est aussi une artiste bisexuelle célèbre. Mais on ne peut pas la réduire à cet aspect de sa vie, tant tout dans son existence a été étrange et singulier.

Pour situer un peu la vie et l’œuvre en question, sachez déjà que Frida Kahlo est née en 1906 et qu’elle est morte en 1954. Elle a passé l’essentiel de sa vie au Mexique, mais a voyagé en de nombreuses occasions, le plus souvent aux États-Unis mais aussi en Europe et notamment en France. Son mari, Diego Rivera, était un peintre de fresques extrêmement connu, au départ nettement plus qu’elle, et qui l’a toujours encouragée à peindre et à faire connaître ses peintures. La vie de Frida traverse toute la première moitié du XXe siècle, et donne une idée de ce qu’il était possible de faire « déjà » à cette époque, même s’il faut garder en tête que le mode de vie de Frida Kahlo et de Diego Rivera se jouait de la norme et que tous deux pouvaient se permettre cela, parce que Diego était connu et fréquentait les milieux aisés du Mexique et des États-Unis.

Une peinture dérangeante

Sous nos latitudes, les tableaux de Frida font immédiatement penser à de la peinture surréaliste, mais elle a développé son univers visuel de façon assez indépendante par rapport à ce mouvement qui commençait à être à la mode au moment où elle était une jeune adulte. Plus important encore, Frida ne s’est jamais vraiment reconnue dans le mouvement surréaliste, pour des raisons à la fois théoriques (elle disait peindre sa réalité et non pas chercher à atteindre une « surréalité ») et personnelles (elle ne s’entendait pas du tout avec André Breton). Ses tableaux ont donc leur propre logique et leur propre symbolique, qui puise abondamment dans la propre vie de Frida (elle a peint de nombreux autoportraits et des toiles faisant allusion à des événements de sa vie) et dans des sources très variées allant de la peinture médiévale à la culture mexicaine de son époque.

Ses tableaux les plus connus sont des visions oniriques souvent troublantes, voire effrayantes, où la beauté humaine et la beauté de la nature côtoient régulièrement la souffrance et la mort, mais aussi des représentations du corps humain et de ses organes. Elle a aussi peint des portraits plus classiques et des natures mortes si pleines de couleurs qu’elles en deviennent débordantes de vie.

Autoportrait avec collier d'épine et colibri, 1940. (Image postée ici en "fair use", peut être enlevée en cas de besoin.)
Autoportrait au collier d’épine et au colibri, 1940. (Image postée ici en « fair use », peut être enlevée en cas de besoin.)

Une vie entre souffrance et alegría

S’il n’est pas toujours judicieux de rechercher dans la vie d’un artiste la source directe de son inspiration, cela se justifie tout à fait dans le cas de Frida Kahlo. Une partie du symbolisme qu’elle emploie est directement inspiré par les événements de sa vie, qui a été marquée par la souffrance physique. En effet, à peine âgée de 14 ans, Frida se trouve prise dans un très grave accident à Mexico, lorsque l’autobus où elle se trouve est percuté par un tramway qui projette le véhicule contre un mur. La jeune fille subit de multiples fractures, dont trois à la colonne vertébrale, une dizaine à la jambe droite et trois au bassin, sans parler du pied droit ou de l’épaule ; une tige d’acier lui traverse l’abdomen et endommage ses organes sexuels. La liste détaillée des blessures fait se dresser les cheveux sur la tête.

À l’issue de soins longs et coûteux, Frida s’en tira et finit par recommencer à marcher, mais les conséquences de l’accident durèrent tout le reste de sa vie : elle dut être opérée de la colonne vertébrale à de nombreuses reprises et porter des corsets de plâtre ou d’autres matériaux pour soigner son dos, le tout avec plus ou moins de succès. Elle put avoir des rapports sexuels normalement, mais jamais avoir un enfant, car l’accident avait trop endommagé son utérus : toutes ses grossesses se terminèrent par des fausses couches. Sa jambe ne se remit jamais complètement, et elle dut en être amputée à la fin de sa vie, ce qui la traumatisa et accéléra sa fin. La lecture d’une biographie d’elle laisse penser qu’il y a eu peu de moments dans sa vie où elle ne souffrait pas dans telle ou telle partie de son corps.

Et pourtant, sans doute en partie pour faire face à cette santé pas exactement drôle, Frida Kahlo, qui avait déjà acquis une forte personnalité avant son accident, a entretenu tout au long de sa vie l’image d’un caractère allègre, d’une soif de vivre réjouissante et dévorante : elle plaçait son quotidien sous le signe de l’alegría (« joie » ou « gaieté » en espagnol). Cette attitude s’explique en partie par la culture mexicaine, mais atteint des sommets chez l’artiste, qui mit beaucoup de soin à se composer un personnage, pour ne pas dire à inventer son propre mythe.

Une féminité singulière

Pour qui s’intéresse au genre et à la façon de le « performer » dans la société (pour reprendre la fameuse expression de Judith Butler), la vie de Frida Kahlo est tout aussi surprenante et intéressante. Quand on regarde un portrait ou une photographie de Frida Kahlo, on remarque qu’elle arborait des traits que les canons de beauté de l’époque (au Mexique comme en Europe) avaient tendance à réserver aux hommes, principalement des sourcils drus et très noirs qui se rejoignaient au milieu du front ; et que, dans le même temps, elle recourait à des marques beaucoup plus traditionnelles de la féminité mexicaine, en particulier des robes et des bijoux de Tehuana (femme zapotèque vivant dans l’isthme de Tehuantepec au Mexique) qui donnent l’impression d’un feu d’artifice de couleurs et de matières digne du plumage d’un oiseau rare d’Amérique latine. C’est ce mélange curieux mais on ne peut plus réussi qui caractérise le personnage qu’elle s’est forgée toute sa vie.

Ce mélange élaboré par Frida s’explique en partie par sa volonté de séduire puis de retenir son mari, ce qui n’avait rien de simple (j’y reviendrai). Ce qui a cimenté la relation entre Frida Kahlo et Diego Rivera au point de les faire toujours revenir l’un vers l’autre, c’est avant tout leurs personnalités respectives ; mais l’apparence physique de Frida plaisait visiblement à Diego, qui tenait notamment à la voir garder ses sourcils naturels. Par ailleurs, le peintre était un grand passionné des cultures et des arts précolombiens, ce qui conduisit Frida à s’intéresser davantage elle-même à ces cultures et à s’en inspirer pour son habillement.

Diego et le(s) mariage(s) mouvementé(s)

Frida Kahlo et Diego Rivera sont passés à la postérité ensemble une fois morts, et ils ont tout fait, de leur vivant, pour être indéfectiblement associés l’un à l’autre. L’image d’amour constant qu’ils se sont employés à dresser ne doit pourtant pas faire oublier que leur relation fut très mouvementée. Lorsque Frida l’épousa en août 1929 (elle avait alors 23 ans et lui 42), Diego Rivera avait déjà été marié plusieurs fois et était connu comme un homme à femmes incapable de rester longtemps fidèle à qui que ce fût. Il trompa fréquemment toutes ses épouses et Frida ne fit pas exception. La différence est que Frida, en définitive, parvint à le retenir près d’elle jusqu’à la fin de sa vie.

Les aménagements progressifs de leur union devaient avoir quelque chose de sulfureux à l’époque parce qu’ils étaient ouvertement reconnus par les époux, mais ils ne devaient pas être si différents de la réalité de fait de pas mal de mariages au long terme : Diego avait régulièrement des aventures, mais Frida restait la femme de sa vie et l’épouse aux petits soins dont il avait besoin. Celle-ci, d’abord furieuse d’être trompée, finit par se faire une raison au fil des années, mais s’autorisa elle aussi des liaisons extra-conjugales, ses liaisons masculines ayant à leur tour le don d’exaspérer Diego. Le couple connut plusieurs périodes de séparation, notamment en 1934-1935 (après une liaison de Diego avec l’une des sœurs de Frida, Cristina Kahlo) et surtout un divorce le 9 janvier 1940, puis… un remariage le 8 décembre de la même année ! Mais ces mots ne signifient pas ce qu’ils semblent signifier : d’un côté, même après le divorce, Frida et Diego continuèrent à se voir constamment ; de l’autre, leur remariage se fit à la condition quasi explicite d’une non exclusivité, Diego étant incapable d’être monogame (un ami commun, le docteur Eloesser, présentait à Frida la monogamie comme un mode de vie « idiot et antibiologique » dans une lettre écrite vers le milieu de l’année 1940).

Pendant toute la fin de leur vie commune, jusqu’à la mort de Frida, les choses s’étaient stabilisées autour de plusieurs évidences : Diego et Frida étaient l’un pour l’autre la personne de leur vie, ils tenaient à se voir quotidiennement, à s’occuper l’un de l’autre, à partager leurs activités et leurs goûts et à travailler ensemble, mais, dans le même temps, ils avaient une vie sexuelle épanouie chacun de son côté, autant (et sur la fin, probablement plus) qu’ensemble. Bref, le genre d’histoire comme la vie en fait vivre, et qu’on peut difficilement résumer en un mot en la faisant entrer dans une case.

La bisexualité de Frida

Au cours de sa vie, Frida Kahlo eut des liaisons avec des hommes, mais aussi avec des femmes. Dans le film Frida de Julie Taymor (sorti en 2002), cette bisexualité est présentée comme décomplexée, bien acceptée par son entourage et régulièrement mise en pratique, y compris pendant ses voyages. Pour savoir dans quelle mesure le film était fidèle à la réalité, j’ai lu la biographie de Frida Kahlo par Hayden Herrera parue en 1983. Cette bisexualité est bien attestée, même si les sources de l’auteure semblent s’être montrées moins prolixes sur ce sujet que sur les liaisons masculines de l’artiste.

D’après les éléments donnés dans cette biographie, il semble que la première liaison de Frida avec une femme remonte à 1925, pendant une période où elle était élève en dernière année à l’École préparatoire nationale (un établissement d’études supérieures alors ouvert aux femmes depuis peu) et où elle prenait de petits boulots par ailleurs afin d’aider son père à faire face aux dépenses de sa famille. À un moment où elle cherchait un poste à la bibliothèque du Ministère de l’Éducation publique, elle fit la connaissance d’une employée de bibliothèque qui la séduisit ; il semble que cette liaison ait été découverte par ses parents, qui en auraient été scandalisés (cf. Herrera 1983, p.71). Il n’y a pas beaucoup plus d’informations là-dessus.

Lorsque Frida commença à fréquenter régulièrement Diego, et par la suite au cours des années 1930, elle rencontra l’entourage du peintre, un milieu bohème dans lequel les liaisons entre femmes étaient bien acceptées (je ne sais pas du tout si c’était à ce point le cas pour les relations entre hommes). Cela laissa toute liberté à Frida pour avoir des béguins et des aventures avec les deux sexes (cf. Herrera 1983, p. 275-278). Diego connaissait les penchants de Frida pour les femmes et les acceptait très bien, allant jusqu’à en parler soudain au petit-déjeuner pour surprendre une amie commune. Selon Hayden Herrera, il encourageait même Frida à avoir des liaisons avec des femmes, notamment parce qu’il acceptait beaucoup mieux cela que l’idée qu’elle ait une relation avec un autre homme : la jalousie de Diego dans ces cas-là était telle qu’il pouvait se montrer violent envers l’amant démasqué.

Tous deux se faisaient beaucoup de bien et beaucoup de mal. Diego avait tendance à chercher en Frida l’épouse traditionnelle à la fois aux petits soins et tolérante envers ses liaisons avec d’autres, tout en ne supportant pas lui-même d’être trompé ; mais dans le même temps, il était constamment à ses côtés en cas de problème et, en dehors de cela, il avait une admiration sincère et ouverte envers l’œuvre de Frida. Frida, de son côté, voyait en Diego l’homme de sa vie, à la fois son mari, son père, son bébé, etc. (elle avait tendance à l’infantiliser, ce qui ne lui déplaisait pas puisque cela le dédouanait de ses responsabilités) ; elle se pliait volontiers aux parties les plus traditionnelles de son rôle d’épouse, tout en souffrant des incartades de Diego et en conservant la liberté d’avoir des aventures en secret.

À l’échelle de la vie de Frida, il semble que, sur le plan sentimental au moins, ses relations avec des hommes soient restées les plus fréquentes : on connaît les noms de nombre de ses amoureux, mais je n’ai pas trouvé de nom d’une petite amie ou d’une maîtresse en particulier. Sur le plan sexuel, du moins, la bisexualité de Frida demeura vivace jusqu’à la fin de sa vie, y compris pendant ses dernières années dans la maison qu’elle partageait avec Diego à Coyacán (Herrera 1983, p. 548-549).

Hayden Herrera voit une trace de cet érotisme dans les couples de femmes visibles sur certains des tableaux de Frida, notamment Deux nus dans la forêt (1939) et Ce que l’eau m’a donné (1938) (Herrera 1983, p. 276-277).

Autoportrait, 1938.
Autoportrait, 1938. (Image utilisée en « fair use » : peut être retirée au besoin.)

Pour aller plus loin

Je suis très loin d’avoir abordé tous les aspects de la vie de Frida Kahlo : il faudrait notamment parler de son engagement politique constant en faveur du communisme, de sa rencontre (et de sa liaison) avec Troski, etc. Mais il serait difficile de parler de tout ! Si je vous ai donné envie d’en apprendre plus sur la vie et l’œuvre de Frida Kahlo, il y a plusieurs moyens tous agréables de le faire :

– Un film ? Le film Frida de Julie Taymor, sorti en 2002, est vraiment un excellent film sur la vie de Frida Kahlo (il a d’ailleurs reçu plusieurs prix). Tout y est très bon, que ce soient les acteurs (Salma Hayek est impressionnante dans le rôle-titre), les décors, la reconstitution de l’époque, la musique (avec notamment des apparitions de Chavela Vargas et de Lila Downs, deux grandes chanteuses mexicaines) et le scénario, qui, pour ce que j’ai pu en vérifier dans la biographie de Herrera dont le film s’inspire, est respectueux des faits. Il donne une bonne idée des milieux que traverse Frida et de sa relation avec Diego, et opère des choix fondés sur les sources pour les épisodes dont les détails ne sont pas entièrement connus (par exemple certaines des premières rencontres entre Diego et Frida). Le film peut se trouver en DVD d’occasion sans trop de difficulté (voyez la référence ici sur le catalogue de la BNF). Le film aide aussi à découvrir et à comprendre certains des tableaux les plus connus des deux peintres, d’une façon assez accessible même pour qui ne connaît pas bien leurs œuvres.

– Une exposition ? Si vous êtes à Paris ou que vous y passez bientôt, il y a l’exposition Frida Kahlo / Diego Rivera. L’art en fusion au Musée de l’Orangerie, ouverte depuis le 9 octobre 2013 et qui dure jusqu’au 13 janvier 2014. C’est une très bonne exposition qui vous permettra de découvrir pas mal de choses sur la vie et les tableaux des deux peintres, avec un bon équilibre entre les œuvres les plus connues et d’autres moins attendues. Attention, pensez à réserver vos places et/ou à viser une heure creuse, car l’exposition attire beaucoup de monde. (On peut aussi trouver un catalogue d’exposition, cher mais beau et qui intègre des toiles non exposées, ainsi qu’un album d’exposition plus abordable.)

– Une pièce de théâtre ? Toujours en ce moment, depuis le 9 octobre 2013 jusqu’au 13 janvier 2014 (mêmes dates que l’exposition à l’Orangerie), il y a le monologue Frida Kahlo, attention peinture fraîche au théâtre Déjazet, un spectacle écrit, mis en scène et interprété par Lupe Velez, et qui montre Frida en proie à ses souvenirs.

– Un livre ? Vous pouvez enfin aller lire la biographie dont je me suis servi pour renseigner cet article : Frida. Biographie de Frida Kahlo, de Hayden Herrera, traduit en français en 1996 aux éditions Anne Carrière et réédité au Livre de poche (édition originale : Frida, a Biography of Frida Kahlo, 1983). En poche, c’est un beau pavé de presque 700 pages, mais il se lit très bien et il contient tout ce dont on peut avoir besoin, y compris plusieurs livrets d’illustrations et de photographies en noir et blanc et en couleurs qui montrent de nombreux tableaux et documents.

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Une bisexuelle parisienne dans les années 1920-1940

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Ce n’est qu’une brève, mais ce n’est pas si souvent qu’on voit passer des travaux universitaires sur la bisexualité en France (et en français), alors je relaie ici une annonce de parution dénichée par le blog de l’association bi lyonnaise France Bisexualité Info : un article d’Anne-Claire Rebreyend paru dans le n°119 de la revue savante Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique et intitulé « Des amours bisexuelles dans le Paris des années 1920 aux années 1940 : le parcours de Charlotte ». Le numéro dans son ensemble a pour thème « Homosexualités européennes (XIXe-XXe siècles) » et paraîtra avant la fin janvier 2013. Voici l’aperçu de l’article fourni sur le site de la revue sur Revues.org, l’un des principaux portails français de revues universitaires :

Plan

La question de l’identité sexuelle
Désirs et plaisirs bisexuels

Aperçu du texte

« Paris est une fête » proclame Hemingway, fasciné par la liberté des mœurs parisiennes dans l’entre-deux-guerres. Il est vrai que la vie festive, la tolérance et surtout l’anonymat de la capitale française, permettent à des femmes de vivre plus librement leurs amours homosexuelles ou bisexuelles que dans les petites villes ou les villages de province. La visibilité lesbienne est réelle dans le Paris des années 1920, où la mode de la garçonne séduit nombre de femmes, et parmi elles des homosexuelles ou des bisexuelles qui en font un signe de reconnaissance. Dans les années 1940, le climat se durcit, imposant plus de discrétion à ces femmes dont le comportement ne correspond pas aux normes de la conjugalité et de la maternité. Si l’on connaît bien la vie et les amours de lesbiennes et/ou bisexuelles célèbres à Paris comme Natalie Clifford Barney, Sylvia Beach, Gertrude Stein, Alice B. Toklas ou Colette, il est plus difficile de retracer les désirs et les plaisirs de femmes anonymes. …

L’article n’est pas intégralement disponible en ligne : il le sera en… avril 2015, Cahiers d’histoire faisant partie des revues qui ont choisi de mettre en ligne librement leur contenu mais avec un décalage d’un ou deux ans. Toutefois, le sommaire complet du numéro se trouve là et que la plupart des articles qui ne relèvent pas de ce dossier thématique sont déjà en ligne. Notez tout de même que le mot de la rédaction introduisant le numéro (et le dossier) est déjà consultable.

Mais pour l’article sur le parcours bi de Charlotte, rendez-vous dans quelques années… sauf si vous avez la chance de pouvoir accéder à une bibliothèque universitaire qui reçoit cette revue, auquel cas c’est le moment où jamais d’aller y faire une petite expédition !

Si vous n’en avez pas la possibilité, vous pouvez toujours aller fouiner dans les anciens numéros de la revue, qui, sont intégralement disponibles en ligne à partir de 2001, par exemple justement le n°84 de 2001, « Sexualité et dominations ». Ou bien vous tourner vers d’autres revues intéressantes sur le portail : la plus « en plein » dans les thèmes LGBT est la revue de sociologie Genre, sexualité et société mais il y a aussi la revue d’histoire Clio. Histoire, femmes et sociétés.

Voilà, c’était l’occasion de signaler les trésors de culture que les universitaires mettent en ligne en permanence sur le Web, mais qui n’ont pas toujours la médiatisation qu’ils méritent. Si vous êtes étudiant-e, jetez-vous dessus, et sinon… pareil !