Chanson de bi : « Copain, ami, amour » de Dave (1970)

dave-copain-ami-amourDéjà, au temps de mon adolescence, dans les années 1990, Dave était un peu passé de mode. Le fait que je l’ai découvert en tant que présentateur dans une émission de télé de rétrospective musicale consacrée aux années 1960 (SLC Salut Les Copains) en est sans doute un signe. La grande période des succès de Dave remonte en réalité aux années 1970.

Pendant longtemps, donc, je n’ai connu ce chanteur néerlandais francophone que pour ses chansons aussi entraînantes que commerciales, qui m’inspiraient une vague sympathie doublée de la conscience assez nette que ses refrains comme ses paroles étaient éminemment oubliables.

À un moment donné, vers le début des années 2000, je crois, j’ai entendu parler du fait que Dave assumait publiquement son homosexualité. Comme je me considérais encore comme hétéro à ce moment-là et que je ne connaissais encore rigoureusement rien qui ait pu ébranler l’image habituelle qu’ont beaucoup d’hétéros au sujet des gens LGBT, j’ai réagi de façon assez standard par un mélange de gêne, d’indifférence et de vague bienveillance polie, en pensant des choses comme : « Gné ? Je n’aurais jamais imaginé ça », « Bizarre », « Heu, OK, c’est cool, tant mieux pour lui » et « Je m’en fiche un peu ». Il faut dire que, Dave ayant été associé dans ma mémoire avec une sorte d’aspect de mon enfance (la variété française et la pop catégorie Claude François), il appartenait à une case de mes souvenirs dépourvue d’érotisme, et apprendre son homosexualité revenait à mes yeux à sexualiser brusquement ce souvenir.

Plus de quinze ans après, ce soir, voilà que j’ai recroisé Dave. Dans l’intervalle, je me suis rendu compte que j’étais franchement bi ou pansexuel, ce qui a provoqué pas mal de bouleversements intérieurs, m’a ouvert les portes d’une culture extraordinairement riche et donné beaucoup à réfléchir sur beaucoup de sujets ; je suis tombé amoureux de plusieurs hommes de mon âge, j’en ai désiré d’autres, je suis sorti avec certains. Et la chanson sur laquelle je suis tombé n’a plus rien d’étranger à mes oreilles. C’est une chanson très peu connue de Dave puisqu’il s’agit d’une de ses toutes premières : Copain, ami, amour. Et elle s’éloigne assez de ce qu’on peut imaginer de sa musique a priori, car, pour une fois, il s’agit d’une chanson calme, songeuse, pourrait-on dire. Je vous en copie ici les paroles :

Comment t’appeler ?
Frère de sang, frère de lait ?
Copain, ami, amour,
Je t’aimerai toujours.

Écoute-moi.
Je ne chante pas
Pour n’importe qui
Ni n’importe quoi.
Comment t’expliquer
Un amour insensé,
Qui brûle comme un secret,
Un amour toujours vrai ?

Il y a des gens que j’aime bien,
Y a des gens que je n’aime pas,
Et puis il y a toi.

Comment t’appeler ?
Frère de sang, frère de lait?
Copain, ami, amour,
Je t’aimerai toujours.

Bien sûr, ça ne va pas chercher très loin (« amour » et « toujours » ne sont pas exactement les rimes les plus originales qui soient). Mais ces paroles sont à la fois simples et subtiles, tant elles évoquent en peu de mots des sentiments ambigus.

L’article « Dave » sur la Wikipédia en français indique une première version de la chanson en 1966 et une seconde en 1970 ; je n’ai pas encore réussi à comprendre quelles différences il y a entre les deux. Sur certains sites cataloguant les paroles de chansons, j’ai trouvé la variante « Qui se cache et se tait » à la place de « Un amour toujours vrai », mais la seule version que j’ai pu écouter, celle de 1970, dit « Un amour toujours vrai ». Je ne sais pas si la différence est là ou si c’est simplement une erreur sur les sites en question.

Dans cette chanson, Dave fait allusion à des sentiments envers un autre homme. Le site « Bide et musique » indique qu’il s’agit de Patrick Loiseau, devenu par la suite le principal parolier du chanteur et auteur du dessin de la pochette du disque du single de la chanson. Cependant, les articles de Dave et de Patrick Loiseau sur Wikipédia affirment que les deux hommes se sont rencontrés en 1971, soit après les deux versions de la chanson en question, ce qui signifie, soit que dans la chanson Dave ne parle pas de Loiseau mais d’un autre homme (réel ou imaginaire), soit qu’il y a des erreurs de date sur un ou plusieurs des sites que j’ai consultés (j’imagine que j’en saurais plus en lisant des biographies de Dave).

Quoi qu’il en soit, même si le thème de la bisexualité n’est pas évoqué en tant que tel dans la chanson, qui se contente d’évoquer des sentiments envers un autre homme, la chanson m’a paru belle et émouvante. Elle m’a rappelé la première fois que je suis tombé amoureux d’un jeune homme de mon âge : j’hésitais entre amitié et amour, sans comprendre ce que je ressentais ni savoir comment appeler ces sentiments. Je ne m’avance pas beaucoup si je dis que je suis loin d’être le seul à avoir éprouvé cette ambiguïté et ces questionnements, mais qu’ils ont dû être, sont et seront ceux de beaucoup d’autres hommes et plus généralement d’autres personnes homos, bi ou pansexuelles. Voilà pourquoi j’ai consacré un billet à cette chanson ici, afin de la refaire connaître.

Entre autres sites, la chanson « Copain, ami, amour » de Dave peut se trouver sur Youtube : « DAVE en 1970 – Copain , ami , amour – (disques Riviéra) », vidéo mise en ligne par Jenmarkc le 22 août 2012.

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Chansons de bi !

(Article dédicacé à A…, accueillante au Mag et une des rares bi du coin au moment où j’y risquai mes pas en tremblant pour la première fois. C’est à elle que j’emprunte l’expression « Chanson de bi ! »)

Aujourd’hui, je vais vous parler de quelques chansons qui abordent le thème de la bisexualité, sans toujours employer ce mot. Naturellement ce ne sera pas exhaustif du tout, ce n’est qu’une petite promenade musicale, qui essaie de varier les genres. Si vous n’en avez pas assez à votre goût en terminant, vous pouvez aller (re)lire mon article sur des films bi où pas mal de films étaient dotés d’une BO intéressante en elle-même.

Le manifeste bi : Ysa Ferrer, « To bi or not to bi »

À tout seigneur, tout honneur : voici LA chanson bi par excellence, pour la bonne raison que j’en connais peu qui soient autant dans le thème (et qui en parlent aussi bien). « To bi or not to bi » est une chanson sortie dans Imaginaire pur, le troisième album d’Ysa Ferrer, sorti en 2008. Je n’y connais rien en genres musicaux, mais Ysa Ferrer, selon Wikipédia, c’est un mélange de pop, de dance et de musique électronique. Ce n’est pas plus que ça mon genre de musique en général, mais ça se laisse écouter, et surtout la chanson vaut largement par ses paroles. C’est bien simple : c’est la première chanson à ce sujet sur laquelle je suis tombé quand je suis devenu bi, et ses paroles ont beaucoup fait à l’époque pour me rassurer sur la normalité et la « vivabilité » de la bisexualité (c’était avant que je parle avec plein de gens et lise plein de bouquins là-dessus, mais il faut un début à tout). Je doute d’avoir été le seul dans ce cas.

Que disent donc ces paroles ? En un mot, c’est un manifeste. Un manifeste bi, et un sacré geste bi-friendly de la part de la chanteuse, qui a d’ailleurs affirmé très clairement son soutien aux bi dans diverses interviews. Au delà du jeu de mots du refrain, la chanson parle de ce que c’est qu’être bi, et est une excellente première explication sur la bisexualité à faire écouter aux gens qui n’y connaissent rien (en plus, la chanson est en français, comme son refrain ne l’indique pas). Au fil des paroles, on découvre une véritable argumentation qui ne déparerait pas dans un manifeste d’association bisexuelle. Extraits choisis :

– « Si je choisis, je perds / la moitié de mes repères / le sens de l’équilibre / l’impression d’être libre » : on ne peut pas mieux dire que les bisexuels ne peuvent justement pas « choisir », que leur bisexualité n’est pas une sorte de luxe ou de perversion raffinée mais une orientation sexuelle et sentimentale à part entière.

– Le refrain, « Laisse-moi vivre ma vie, / Aimer qui j’ai envie, / Je suis comme je suis », etc. est une défense en règle du droit à être bisexuel-le, avec un côté « I am what I am » réjouissant.

– Toujours dans le refrain, remarquez le « pas besoin d’alibi », qui, en plus de fournir une rime hautement idoine, pourfend le cliché du bi comme planqué qui n’oserait pas assumer, et affirme une identité bi.

– « Si l’amour est intense, le sexe n’a plus d’importance » (comprenez : le sexe de la personne à qui on s’intéresse, pas la sexualité, naturellement…), c’est aussi un argument brandi par les militants bi : l’idée selon laquelle les bi sont attirés par des personnes indépendamment de leur sexe ou de leur genre (on n’est pas loin de la pansexualité, d’ailleurs). C’est un argument potentiellement queer, qui fait primer la construction d’identités individuelles sur les normes de genre, et c’est aussi un argument facile à changer en vision spiritualisante ou philosophique de la bisexualité (en gros, on tombe amoureux d’esprits, ou d’âmes si vous voulez, plutôt que de se borner aux limites imposées par les corps).

Contrairement au reste des paroles, ce dernier passage met en avant une certaine conception de la bisexualité, qui n’est pas celle de tous les bi : toute une partie d’entre eux vous dirait au contraire que la dimension « sexuée » compte beaucoup, et qu’ils apprécient, désirent et aiment des choses très différentes chez les hommes et chez les femmes (pour leur corps, mais aussi parfois pour leur façon d’être). Ce sont des visions divergentes du désir et de l’amour qui recoupent des conceptions divergentes du sexe, du genre et de leur importance dans l’identité d’une personne. L’important est de leur faire place à toutes !

Une personne qui connaît un peu les revendications des bi n’a aucun mal à comprendre ces allusions et à apprécier le soutien précieux dont elles témoignent en faveur des communautés bi dans le monde (détail : la chanson a eu droit à un remix en japonais). Mais il y a beaucoup de gens qui ne sont pas dans ce cas, alors j’ai pensé que ce serait utile de montrer en quoi cette chanson n’est pas qu’une façon de surfer sur une mode dans le show-biz, mais relève d’un travail d’écriture honorable et constitue un véritable engagement bi-friendly. Merci Ysa Ferrer !

La chanson sur Youtube

 

Le précurseur bi-friendly : Living Colour, « Bi »

Ce sera plus court ici, parce que c’est un groupe dont je ne connais absolument pas la musique par ailleurs : Living Colour, un groupe de rock américain qui existe de longue date (depuis 1984 selon Wikipédia, quoique avec une histoire mouvementée et un temps d’éclatement, mais justement Wikipédia racontera ça mieux que moi). Ce qui me frappe d’abord dans cette chanson, c’est sa date : 1993 ! C’est la plus ancienne chanson que je connaisse à évoquer la bisexualité nommément, c’est-à-dire en montrant des gens qui s’identifient comme bi et pas seulement en parlant de coucher avec des femmes ou des hommes sans mettre de nom particulier dessus. 1993, c’est déjà pas mal pour les États-Unis où un mouvement spécifiquement bi ne commence vraiment à s’affirmer que vers la fin des années 1980 (et en France, ça tient de l’Antiquité, puisqu’on était en l’an 4 avant Bi’cause et que les bi n’avaient aucune visibilité, du moins à ma connaissance).

L’ambiance de la chanson a un côté « bisexuel chic » précoce : le refrain est « Everybody wants you when you’re bi », il est question de plein de gens couchant avec plein de gens, une partie du refrain se modifie peu à peu de « Looking at the girls and eyeing all the guys » à « Licking all the girls… licking all the guys », et le clip montre naturellement une foule où les regards sont si lourds de sensualité et d’invites érotiques qu’on se demande comment les particules de désir ne forment pas une couche par terre avant la fin des 4’43 » que dure la chanson. Bref, il y a largement de quoi redouter l’usage du thème de la bisexualité comme bon gros prétexte à parler de cul en mettant toutes les combinaisons en même temps.

En plus, ce « everyone wants you when you’re bi » entretient l’idée reçue selon laquelle on aurait forcément moins de mal à trouver des partenaires quand on est attiré par plus de gens, alors que ce n’est pas du tout une conséquence logique valide ; c’est aussi agaçant que le mot de Woody Allen sur les bi qui auraient deux fois plus de chances de trouver quelqu’un le samedi soir…

Et pourtant… il y a de bonnes choses. Le premier couplet à lui seul, en affirmant qu’on peut vraiment s’identifier comme bi, suffit à classer la chanson dans la catégorie bi-friendly :

« People, if they choose you, then they want you to decide
But you’d rather relax, kick back, enjoy the ride
There’s a category if you’re straight or gay
You’re a wild card gambler and you like it both ways »

Et la suite contient quelques invitations à la tolérance bienvenues, comme « Everybody’s messed up with their sexuality » (ben oui, après tout !) ou la fin de couplet « Well a friend of a friend of a friend told me / I need a closet big enough to live in / A closet for the whole world to live in », où l’image du placard à la taille du monde peut se comprendre comme un désir d’abolir la logique du placard ; mais l’image reste ambiguë.

C’est donc une chanson en demi-teinte, qui contient déjà en germe les dérives du traitement du thème dans le show-biz, avec son hypersexualisation systématique de la notion de bisexualité, mais qui, dans le même temps, s’avère déjà agréablement tolérante, surtout à une époque où les mouvements bi s’ébauchaient tout juste.

La chanson sur Youtube

 

Le désir double : The Magnetic Fields, « Underwear »

Ah, les Magnetic Fields de Stephin Merritt… un groupe américain peu connu par chez nous, mais qui mérite tellement de l’être plus ! Alors, là, ça relève de l’indie, et même de l’indie pop ou du synthpop, me souffle Wikipédia (je vous cite tout, les connaisseurs y retrouveront leurs petits). Merritt a créé plusieurs groupes tous plus intéressants les uns que les autres, dont je ne citerai que les Future Bible Heroes et leur chanson « I’m a Vampire », classique mais efficace ; mais les Magnetic Fields forment son principal projet musical.

Ce sont des chansons qu’on pourrait dire « à texte », dont les paroles valent la lecture en elles-mêmes, et d’une grande originalité, tant dans les paroles que dans la musique. Les paroles de Merritt font toujours preuve d’une certaine recherche littéraire  (notez l’allusion francophile présente dans le nom du groupe, qui se réfère au recueil de poèmes surréalistes d’André Breton, Les Champs magnétiques), et il est parfois raillé comme un genre d’intello dépressif sur la scène indie. Personnellement je n’en ai cure, et un type capable d’écrire à la fois des chansons comme « When My Boy Walks Down the Street », « Papa was a Rodeo » ou « Abigail, Belle of Kilronan » et des chansons comme « The Death of Ferdinand de Saussure » , « Let’s Pretend We’re Bunny Rabbits » et « Absolutely Cuckoo » ne peut à mes yeux que mériter le plus grand intérêt.

Je dis tout ça parce que justement « Underwear » est une chanson courte, avec très peu de paroles, et où visiblement Merritt s’amuse bien. Imaginez un air simpliste, un peu façon musique de strip-tease, et les paroles suivantes : « A pretty girl / In her underwear / a pretty girl / In her underwear /If there’s anything better in this world / Who cares ? » Refrain (en français dans le texte) : « La mort / c’est la mort / mais l’amour / c’est l’amour / La mort / C’est seulement la mort / Mais l’amour / C’est l’amour ». Second couplet : « A pretty boy in his underwear / A pretty boy / In his underwear / If there’s a better reason to jump for joy / Who cares ? » Et refrain deux fois.

Pour le coup, ça n’appelle pas d’exégèse interminable : c’est une chanson de bi, puisque celui qui parle, même s’il ne se met pas en avant, exprime ses goûts à la fois pour les femmes et pour les hommes. C’est encore assez peu fréquent pour être remarqué !

Cette chanson, comme toutes les autres de ce groupe que j’ai citées, se trouve dans un gros album que j’aime bien parce que son titre va parler tout seul : « 69 Love Songs ». Pour les avoir toutes écoutées, elles sont d’une belle diversité, dans les tons, les registres, la longueur, les situations abordées, les sentiments exprimés, etc. etc. et Leur qualité d’ensemble est plus qu’honnête, et il y a vraiment de petites merveilles dans le lot. Sur un sujet aussi galvaudé, il fallait le faire.

La chanson sur Youtube

La double attirance à demi mots : Dalida, « Depuis qu’il vient chez nous »

Ah, les bisexuels maléfiques… on pourrait en faire un dictionnaire. Et beaucoup de clichés, aussi : l’homme marié et théoriquement hétéro qui se révèle infidèle et en plus attiré par un autre homme, combien n’en a-t-on pas fait tour à tour un sujet de gorges chaudes et de foudres faciles dans la communauté LGBT ? Et combien d’efforts la culture gay n’a-t-elle pas déployés pour en faire une figure de l’homo refoulé ? Oui mais voilà, ce n’est pas toujours le cas : les doubles attirances existent aussi vraiment. Or, dans la chanson qui nous occupe maintenant, il n’y a ni manichéisme ni catégories plaquées sur les destins individuels. Quel soulagement !

Une femme mariée se rend compte de l’attirance de son mari pour un homme – quel âge a-t-il ? Il pourrait être un jeune homme, ou même un adolescent, d’ailleurs, selon la façon dont on comprend les allusions présentes dans les paroles. Mais l’épouse n’a même pas l’air jalouse. Elle aime profondément son compagnon, elle interroge, elle veut comprendre, on dirait qu’elle pardonne déjà. C’est la femme dont tout homme bi, ou même toute femme bi, qui s’est déjà trouvé-e tourmenté-e par une situation de ce genre, ne peut que rêver… Mais il n’est pas question de mettre un nom sur « ce qui se révèle en toi » et que l’épouse dit avoir « peur de comprendre » ; et il n’est évidemment pas question de prendre le problème à bras le corps, d’évoquer les discussions sur les attirances, sur la fidélité, etc. L’état d’esprit véhiculé par cette chanson, chantée en 1979, n’a pas révolutionnairement avancé depuis le monde des Amitiés particulières de Peyrefitte dans les années 1940, où les personnages n’osent rien nommer de peur de faire exister le désir interdit, ce qui vaudrait condamnation en soi ; mais chez Dalida, il y a la volonté de comprendre en plus, et ce n’est déjà pas mal.

Et surtout, il est clair que Dalida n’a pas pour but de résoudre un problème de société. Il s’agit seulement de faire entrevoir une situation dramatique et d’en tirer tout le pathétique possible, de magnifique façon. C’est une histoire subtile, devinée à demi mots, laissée en suspens et profondément touchante : Dalida dans un grand jour. Sans doute y a-t-il eu depuis d’autres chansons traitant du même thème, peut-être même avec des arguments, des conseils, des réponses ; mais je suis prêt à parier que peu sont aussi subtilement tournées…

La chanson sur Youtube

C’est tout pour ce premier billet consacré à la bisexualité dans la chanson (il y en aura sûrement d’autres). J’espère qu’il vous a permis de creuser un peu plus ces chansons, que vous les ayez déjà connues avant ou que vous les ayez découvertes ici !

EDIT le 3 septembre : Numa Numantius m’indique qu’il avait consacré un article à Dalida sur son blog E.D.H. au mois de mai. Il y revenait sur tout ce qu’elle a signifié pour la communauté LGBT et citait plusieurs chansons, dont « Depuis qu’il vient chez nous ». Si vous voulez aller plus loin sur Dalida, c’est à lire !