"Being Bi in a Gay World" : un article de journal (et une BD en ligne)

Un minuscule billet si vous lisez l’anglais : je relaie ici un article de l’écrivaine américaine Maria Burnham, « Being Bi in a Gay World », publié sur son blog sur le site du journal en ligne The Huffington Post. Maria Burnham, bisexuelle, évoque sa propre expérience de la biphobie dans des soirées lesbiennes. C’est le cas classique : Maria est draguée par une lesbienne qui lui demande si elle est homo, elle répond qu’elle est bi, et là… Le contexte est américain, bien sûr, mais les phénomènes de rejet sont similaires partout.

Comme vous le verrez sans doute si vous cliquez sur les liens dont elle parsème l’article, Maria Burnham est aussi l’auteure d’une BD en ligne, Jesus Loves Lesbians, Too (oui, elle est aussi chrétienne), dessinée par Maggie Siegel-Berele. La BD fonctionne par séquences indépendantes de deux ou trois pages chacune. Burnham parle de sa bisexualité dans la planche « A Brief History of Me ». EDIT : Et aussi dans « Dating Roulette », où l’on voit un panel de réactions au « I’m bi ».

Je suis tombé sur cette actualité via le Bisexual Resource Center, une association bi créée à Boston en 1985 et qui, comme son nom l’indique, met à disposition une mine de ressources, livres, brochures, vidéos, liens, etc. sur la bisexualité (dernier exemple en date : une brochure en PDF  présentant des livres sur la bisexualité, très orientée grand public – il y a aussi énormément d’écrits universitaires sur le sujet aux Etats-Unis).

Bien entendu tout ça est américano-centré et surtout en anglais, ce qui n’est pas très pratique quand on maîtrise mal cette langue, mais ça me paraissait valoir la peine d’être relayé ici. A bientôt pour un autre billet plus substantiel !

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2 réflexions sur « "Being Bi in a Gay World" : un article de journal (et une BD en ligne) »

  1. Perso je trouve qu’elle contribue à véhiculer pas mal de stéréotypes regrettables: réticence à s’intégrer dans le ‘milieu’, tendance à choisir la voie la plus facile (sexe opposé) pour ses parents (ca marche aussi avec ‘par envie d’avoir des enfants’, ‘pour les droits qu’apporte le mariage’ etc)

    Et je n’aime pas trop le conseil par lequel elle s’est trouvée ‘éduquée’ (‘claim gay’). La solution n’est pas de mentir sur notre identité. C’est horrible vis à vis de la personne à qui l’on ment, et c’est horrible vis à vis de la communauté bi… :/

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    1. Il ne faut pas tout mettre sur le même plan :

      – Je ne vois pas bien en quoi son article ou sa BD peuvent montrer une « réticence » à s’intégrer à la communauté LGBT. Elle se déclare bi, tient un blog sur les blogs LGBT du Huffington Post et une BD en ligne à thème LGBT, c’est déjà pas mal ! Accessoirement, quand bien même, je ne vois pas en quoi une « réticence à s’intégrer au milieu » serait blâmable en elle-même. Toute personne appartenant à une minorité sexuelle ou de genre n’est pas obligée de s’intéresser à la communauté LGBT, que je sache ! A titre personnel j’ai tendance à apprécier un engagement de ce genre, mais ça n’a rien d’obligatoire. Rejeter les LGBT qui ne s’engagent pas ne mène à rien. S’ils ne le font pas, ce n’est pas par traîtrise, la plupart du temps ça peut aussi bien être dû à un manque de temps, à pas assez d’associations LGBT dans leur coin (ou pas assez accessibles), à la timidité, à la peur des réactions de l’entourage, etc. etc. … ou simplement à un manque de reconnaissance dans les codes et les modes de sociabilité que la communauté véhicule.

      – Tu confonds les attirances propres à l’auteure avec une sorte de lâcheté. Je comprends qu’on puisse faire la confusion, mais ça montre aussi une certaine méconnaissance de la bisexualité. Il faut distinguer deux choses. D’un côté il y a ce que dit Burnham de son passé, où elle ne cache pas qu’elle a d’abord eu peur de s’affirmer comme bi, à cause des réactions négatives que cela pouvait susciter, dans son entourage et dans le milieu lesbien ; mais je pense que ce serait être inutilement sévère que de l’accuser de lâcheté parce qu’elle avait peur de la biphobie (ou alors tous les gays qui n’osent pas faire leur coming out en milieu homophobe sont lâches ?). D’un autre côté, il y a ce qu’elle dit de son parcours sentimental : elle a vécu une relation longue avec une femme, puis des relations avec des hommes et des relations apparemment plus brèves avec des femmes. Ce parcours n’est que l’expression de ses goûts, de sa vie sentimentale et sexuelle ; je ne vois pas trop en quoi cela montre une quelconque « tendance à choisir la voie la plus facile ». Attention à ne pas tomber dans l’accusation de traîtrise qu’on sort souvent aux bi sous prétexte qu’ils ne respectent pas un strict partage 50-50 dans leurs relations avec les deux sexes !

      – Pour le conseil qu’elle a reçu, je suis d’accord avec toi, bien sûr. C’est une anecdote significative : les bi sont empêchés de s’affirmer comme tels par peur de la biphobie. C’est malheureusement un mécanisme de discrimination encore très répandu, je le vois notamment chez mes amis bi…

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